|
| Accueil |
Créer un blog |
Accès membres |
Tous les blogs |
Meetic 3 jours gratuit |
Meetic Affinity 3 jours gratuit |
Rainbow's Lips |
Badoo |
[ Gaullisme local ] [ Revues des blogs ] [ Evènements ] [ TV, Radios, Journaux ] [ Lecture gaullienne ] [ Gaulliste libre ]
|
|
|
|
Les Manuscrits inédits de Robespierre doivent revenir à la Nation !
20/04/2011 07:26
Plusieurs médias(*) ont annoncé que divers documents de travail de Robespierre (restés inconnus jusqu'alors) vont être mis en vente le 18 mai prochain chez Sotheby's à Paris.
Ces documents conservés, par des descendants de son ami, le député Conventionnel Philippe Le Bas, vont du discours de 1792 contre la guerre à celui du 8 Thermidor de l'an II de la République.
Ces manuscrits estimés de 200 000 à 300 000 euros ne doivent pas être acquis par des intérêts privés qui soit les garderont comme une 'relique", soit les revendront à "je ne sais qui" ou encore spéculeront sur ses documents d'une haute valeur historique et aussi politique.
J'espère que ces documents inconnus (Discours, fragments, articles, notes, lettre) écrits de la main de l'Incorruptible seront acquis par la Bibliothèque Nationale de France ou le Musée Carnavalet ou encore les Archives Nationales ou directement par le Ministère de la Culture. Ces documents font partie du patrimoine historique, politique et national de notre pays. Les Historiens, les chercheurs, les professeurs, les étudiants, les lycéens, les collégiens, l'ensemble des citoyens doivent en prendre connaissance. La Nation doit en être propriétaire !
Ils sont une mine d'or pour l'Histoire de notre pays, pour l'Histoire de la Grande Révolution Française et aussi pour ceux qui s'inspirent de l'idéal Jacobin et Robespierriste. Ils apporteront sans aucun doute un éclairage, des éléments supplémentaires sur l'action politique de Robespierre et notamment dans les derniers temps aux heures "torides" et confuses en Thermidor.
Salut et Fraternité.
Darthé-Payan
_________________________
Le texte de la dépêche de l'AFP.
"Un ensemble de papiers de travail de Robespierre, écrits par le chef des Jacobins au plus fort de la Terreur et restés inconnus jusqu'alors, estimé de 200 000 à 300 000 euros, sera mis en vente le 18 mai chez Sotheby's à Paris.
Ces 113 pages de brouillons, biffées, barrées, corrigées, de la petite écriture bien lisible de Robespierre ont été rédigées entre janvier 1792 et juillet 1794, précise le communiqué de la maison de vente.
L'ensemble de ces écrits de Maximilien Robespierre, né en 1758 à Arras et guillotiné en juillet 1794 à Paris, ont été conservés durant plus de deux siècles par les descendants de son ami Le Bas.
Ce sont les manuscrits de premier jet d'un des plus féconds penseurs de la Révolution, du "Discours des Jacobins sur la Guerre" le 25 janvier 1792 à celui qu'il prononce la veille de sa mort, le "Discours du 8 Thermidor", le 26 juillet 1794. L'ensemble réunit les fragments de cinq discours et quatre articles, ainsi que des notes éparses et une lettre à un correspondant inconnu sur le fond de sa philosophie : le rapport difficile entre Bonheur et Liberté.
AFP"
________________________
(*) Outre l'AFP, le Figaro, la RTBF, l'Observateur de Beauvais ont annoncé l'information.
________________________
Pour en savoir sur Robespierre et les Jacobins :
Pour en savoir plus sur Philippe Le bas.
L'excellent ouvrage de l'ami Alexandre Cousin. Ce livre "Philippe LeBas-Augustin Robespierre : Deux météores dans la Révolution Française" est paru voilà une année aux Editions Bérénice.
http://alexandrecousin.wordpress.com/philippe-lebas-et-augustin-robespierre-deux-meteores-dans-la-revolution-francaise/
| |
|
|
|
|
|
|
|
USA et Grèce même combat?
19/04/2011 08:27
On vous avait prévenu ce qui devait arriver arrive, les marchés commencent enfin à s'inquiéter de la dette américaine après l'annonce d'une agence de notation Standard and Poor's. Cette dernière nous dit qu'au rythme actuel, les USA seront bien incapables de rembourser leur dette à long terme. Je rappelle que le déficit public est estimé pour la fin de cette année à 11.9% du PIB américain et que les effets sur la croissance sont insuffisants pour imaginer un retour rapide à des niveaux plus raisonnables. S&P en déduit donc logiquement qu'il faudrait peut-être revoir la qualité de la notation de la dette publique américaine ce qui ne manquerait pas de faire grimper les taux auquel emprunt l'Oncle Sam sur les marchés internationaux. Les USA sont un immense PIGS avec une planche à billets universelle, mais cela a longtemps échappé aux fameuses agences de notation qui n'ont étrangement jamais été aussi tendres avec les petits pays. Quoi qu'il en soit on voit bien que la trajectoire américaine conduira ce pays à une situation similaire à celle des états de l'Europe du Sud. Les mêmes causes provoquant les mêmes effets.
Mais il y a eu un double effet de marteau aujourd'hui sur les marchés financiers, si l'un est la dette américaine et l'hypothèse d'une dégradation des conditions d'emprunt de ce pays, l'autre est l'évolution de plus en plus catastrophique de la zone euro. La Grèce vient de pulvériser son record en terme d'intérêt d'emprunt sur les marchés puisque les taux ont atteint 20% à deux ans!!!! Les multiples faux plans de sauvetage n'auront finalement servi qu'à retarder une échéance finale et obligatoire de restructuration de la dette. Quant au régime amaigrissant des remèdes du FMI et de la BCE consistante à tout diminuer pour la population de base n'a eu qu'un seul effet celui d'aggraver la crise économique en créant une dépression locale. Tout ceci était prévisible et prévu de longue date, rien n'a été fait pour améliorer l'économie réelle de ces pays en crise. Et les prêteurs ont apparemment oublié que pour rembourser un prêt il faut d'abord avoir un revenu qui le permette. En contractant la croissance par les idioties macroéconomiques, ils 'n’ont fait que précipiter la chute de ces pays. C'est d'autant plus grave que contrairement à ce que l'on nous a affirmé ces prêts ne visaient pas à sauver ces pays, mais à sauver encore une fois les banques françaises allemandes et autres.
Le déficit commercial est toujours au coeur du problème
Mais ce que semblent ignorer certains c'est que le vrai problème est toujours là que ce soit en Grèce ou aux USA. Ces pays, pour assurer leur train de vie de tous les jours, sont obligés d'emprunter parce qu'ils consomment trop de produits importés. Les déficits commerciaux sont les mécanismes qui produisent de la dette extérieure. C'est d'ailleurs encore plus grave dans le cas de la Grèce qui n'a pas la possibilité de dévaluer sa monnaie comme les USA. Les USA ont longtemps ignoré le problème du déficit extérieur grâce à leur possibilité d'acheter en dollar leur pétrole et au fait que cette monnaie est la monnaie de référence internationale. Encore aujourd'hui l'Amérique tient grâce à cet avantage monétaire, sa monnaie se maintient malgré un déficit commercial qui devrait logiquement entrainer une forte dévaluation. Elle achète "gratuitement" des marchandises du monde entier. Mais la situation ne durera pas forcément éternellement, et l'éventuelle dégradation de la notation la dette américaine, fait que les USA devront emprunter à l'extérieur à des taux beaucoup plus importants qu'aujourd'hui. Cette situation devrait logiquement les forcer à appuyer encore plus sur la planche à billets ce qui pourrait remettre en question la valeur du dollar. C'est un effet boule de neige, les USA seront obligés d'émettre de plus en plus de monnaie pour pourvoir à leurs importations désormais privées des capitaux étrangers qui compensaient en partie le déficit commercial courant.
Pour la Grèce la situation est plus simple et difficile à la fois. Ce pays a bénéficié de taux d'intérêt trop faible sur les marchés pendant la dernière décennie. Ce fut l'effet euro, la baisse des taux a permis à la Grèce, et aux PIGS en général, d'emprunter à des taux bas. Le problème c'est que dans le même temps l'euro a été trop fort pour leurs économies respectives, poussant ces pays à se désindustrialiser. Il était tellement moins cher d'importer que de produire sur place que ces pays se sont tertiarisés sans douleur, si je puis dire. L'avantage de l'euro a alors été utilisé de façon abusive, car c'était la seule manière de connaître la croissance avec une monnaie trop forte. C'est exactement le scénario argentin des années 90 avec l'euro dans le rôle du dollar. La situation pour ces pays est donc simple, il faut dévaluer ou se débrouiller pour rééquilibrer la balance commerciale d'une façon ou d'une autre. Par le protectionnisme ou la contraction de la demande intérieure, c'est la solution libérale. Dans le cas d'une dévaluation il faudrait bien évidemment que la Grèce quitte au préalable la zone euro. La dette serait transformée en drachme, elle ne changerait donc pas de niveau en cas de dévaluation. Par contre, il sera beaucoup plus difficile pour la Grèce d'emprunter sur les marchés financiers une fois la dévaluation faite. Ce qui signifie que le pays devra obligatoirement équilibrer sa balance commerciale, voir connaître quelques années d'excédents pour se fournir en devise de réserve étrangère. Le passage est difficile à court terme pour un pays qui subit ce genre de chose, mais l'expérience montre que la croissance redémarre vite une fois la purge de la dévaluation pratiquée. Comme nous l'avions vue dans les cas argentins et islandais l'investissement productif redémarre rapidement après la baisse de la monnaie et l'emploi s'améliore. L'inflation connait un pic élevé la première année de la dévaluation à cause principalement de l'augmentation des prix à l'importation, mais ensuite elle décent pour revenir à des niveaux plus raisonnables. Il en ira de même pour l'économie grecque.
La situation actuelle pourrait être finalement assez favorable à une sortie groupée de l'euro. En effet ,l'inquiétude sur les marchés financiers pourrait nous fournir une fenêtre de sortie par la baisse rapide de l'euro qu'elle produit. Et plus l'euro sera bas et moins la dévaluation postérieure nécessaire sera grande. Cependant il est vrai aussi qu'une forte dévaluation de l'euro pourrait être un moyen pour améliorer la situation interne de la zone et alléger les contraintes sur les PIGS ou même la France et l'Italie. Il faut rappeler au passage que la zone euro est actuellement en déficit sur le plan commercial, le géant allemand n'arrivant plus à compenser les déficits de ses voisins. L'Allemagne elle-même connait un déficit avec le géant chinois preuve qu'en réalité même pour l'Allemagne l'euro est trop fort. En fait, si la baisse de l'euro était une bonne chose à court terme elle pourrait empêcher la remise en cause de la monnaie unique, de la même manière que la faiblesse du Mark dans les années 90 avait permis la création de la future zone euro. Il ne nous reste plus qu'à espérer que dans la course à l'effondrement les Américains nous battent, entraînant ainsi avec eux la construction européenne actuelle par la surévaluation massive de l'euro que cela engendrerait. Le scénario serait alors d'un effondrement du dollar suivi d'une explosion de l'euro transformé momentanément en monnaie de réserve puis d'une explosion de cette même zone par les effets dramatique sur la balance commerciale des pays membres.
Yann
| |
|
|
|
|
|
|
|
Des Nouvelles de la démondialisation III
19/04/2011 08:20
Les peuples vont bientôt avoir le choix, entre la révolte et la révolte.
Les Islandais sont les plus mûrs, après deux "merde" aussi tonitruants que peu compris par leurs élites qui avaient complétement intériorisé le caractère sacré de la dette, aussi sacré que le sol de la patrie à d'autres époques.
Maintenant ce sont les finlandais qui font gripper le système. Là aussi, la montée des extrèmes, même si elle est toute relative aussi, trouble la quiétude des partis institutionnels.
Les partis traditionnels, les personnalités traditionnelles aussi, rentrent dans le jeu de l'implosion du système, même si c'est malgré eux, leurs croyances, leurs vaches sacrées, leurs totems...
Obama aurait pu être un Gorbatchev, il n'a été qu'un POTUS, et, eu égard à sa couleur, que le majordome chargé par Wall Street de vider les pots de chambre.
Il aurait eu la capacité d'être beaucoup plus, s'il n'avait, lui aussi, intériorisé complétement des "contraintes", aussi lourdes que complétement fictives...
Mais cela n'a aucune importance. car il y a des gens, un tout petit peu moins bêtes que les autres, qui prendront le rôle de Gorbatchev, qui, parfait apparatchik et homme d'appareil, compris quand même que la même trajectoire était impossible. Le salut viendra sans doute d'un homme paradoxal, qui voudra lui aussi "sauver le système" et qui l'enfoncera irrémédiablement.
Car il apparait que les nuages s'amoncellent. Roubini annonce la crise en Chine, et elle parait probable.
En effet, construire des usines qui ne fonctionnent pas, des villes fantômes (ou presque), des aéroports sans trafic, avec des gares TGV sans voyageurs, sur des montagnes de machines outils qui prennent la poussière, ça finit quand même par faire désordre, et une bonne crise de surinvestissement.
On a connu ça, depuis 20 ans, au Japon. Des investissements d'infrastructures, en veux-tu, en voilà, à la pelle, mais sans aucun effets...
la première phase de la crise avait réduit les excédents et les déficits commerciaux. La deuxième phase va les ramener à zéro.
Pour la France, la crise est terminale depuis 2002. Enfoncé dans une politique absurde de déshérence industrielle, d'immigration inutile (mais politiquement et "économiquement" correcte) masquée par une bulle immobilière qui injecte dans l'économie des gros bouillons de milliards fictifs, la France s'enfonce dans une crise sans fin qui devrait fort mal finir.
Pendant que le sage montre la lune, les idiots regardent le doigt. Les droits de l'hommiste, cuirassés dans leur racisme profond, préfèrent ne pas voir les conditions de vie de leurs propres concitoyens, et pratiquent les leçons de morale, la charité (avec argent public) et appliquent un égocentrisme aussi phénoménal que mal placé.
Pour ce qui est de la crise, elle se porte bien. Le centre anglo-saxon du système entame sa crise terminale. Ils n'ont et ne peuvent dans l'état actuel, ni résoudre les déficits extérieurs et intérieurs, la Grêce ne le pourra pas non plus, pas plus que l'Irlande et le Portugal.
Toute austérité cassera la croissance, ou ce qu'il en reste et nécessitera une autre austérité, et ce dont on a besoin, c'est un bon "Reset", jubilé des dettes et de la monnaie, et d'en créer une autre.
Pour l'avenir, c'est simple, il va falloir investir, et le bon secteur, c'est l'énergie, pas l'immobilier, ni les fanfreluches.
Paradoxalement aussi, Proglio nous donne la solution. Sortir du nucléaire coûtera 1000 milliards.
Sur 20 ans, c'est un tout petit effort...
Sur 10 ans, ce n'est même pas grand chose. Fait il rappeler que le programme nucléaire avait coûté dans les années 1970, 1000 milliards de francs aussi.
Les francs de ces années là, valaient largement nos euros.
1000 milliards, réglerait aussi largement le problème énergétique dans son entier...
Par Patrick REYMOND
| |
|
|
|
|
|
|
|
France - Allemagne: stupeur et tremblements
19/04/2011 08:15
A ceux qui voulaient croire que la chute du mur de Berlin ne changerait rien à la construction européenne et qu’une Allemagne unie, toujours plus européenne, succèderait à l’ancienne nation divisée, la réalité d’aujourd’hui pose quelques questions. A l’analyse de Peter Sloterdijk, selon laquelle l’Allemagne a rejoint la culture des vainqueurs de 1945 (Peter Sloterdijk, "Théorie des après-guerres", 2008), au terme d’un processus courageux et difficile, l’actualité oppose plusieurs interrogations.
Réticences vives devant tout gouvernement économique de la zone euro, opposition réelle de l’opinion allemande aux plans de sauvegarde de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal, ou au renforcement du Fonds de soutien européen, abstention au Conseil de sécurité sur la résolution 1973 concernant l’intervention en Lybie, et refus d’y participer… La liste est longue des sujets pour lesquels l’Allemagne a fait prévaloir ses vues propres sur des intérêts communautaires ou politico-humanitaires.
Nouvel épisode en cours : un rapport du conseil scientifique placé auprès du Parlement vient de mettre en garde les députés au Bundestag contre l’acceptation d’un programme de soutien au sein de la zone euro : « En admettant le principe d’une garantie financière [en faveur d’autres Etats], on déclencherait un processus débouchant sur l’obligation de verser des sommes très élevées, sans que le Parlement ait un pouvoir de décision en la matière ». De son côté, la Cour fédérale des comptes estime que le gouvernement ne peut de sa propre autorité faire des concessions d’aussi grande portée. « Tous les engagements concernant les modalités et le niveau de la participation allemande au Fonds de soutien sont subordonnés à une autorisation parlementaire » non prévue dans l’accord donné par la chancelière aux instances de l’Union. On se souvient que la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, le 30 juin 2009, avait été particulièrement vigilante sur ce point, en stipulant que tout engagement nouveau de l’Allemagne (par exemple les clauses « passerelles ») devait être soumis à un vote express du Parlement. Cette décision, dont une note de la Fondation Res Publica (Marie-Françoise Bechtel, "L’arrêt du 30 juin 2009 de la cour constitutionnelle et l’Europe : une révolution juridique ?", 21 octobre 2009) avait souligné l’importance, n’a pas fini de produire ses effets.
En réalité, ces éléments doivent s’inscrire dans une perspective longue, marquée par le fait que l’Allemagne parvient le plus souvent à imposer ses choix en Europe : la reconnaissance unilatérale de la Croatie, ouvrant la boîte de Pandore des guerres yougoslaves, l’empressement pour l’élargissement à l’Est, tandis que l’Union de la Méditerranée était écartée et paralysée. Au plan institutionnel, le rejet par le peuple français du projet de Constitution, fut balayé du revers de la main par un traité de Lisbonne tout entier inspiré des vues de notre partenaire d’outre Rhin. Au plan économique, les excédents commerciaux allemands sont pour leur majorité réalisés en Europe, où les déficits commerciaux des voisins de l’Allemagne assurent sa prospérité. Au plan monétaire, le taux de change euro-dollar, adapté aux exportations allemandes, est mortifère pour l’industrie française, italienne, espagnole. A la politique américaine de relance, s’oppose la politique allemande de réduction des dépenses publiques. En maints domaines, l’Allemagne est tentée par faire cavalier seul (1).
Faut-il en déduire que Berlin tourne le dos aux solidarités européennes, se trouve tentée par les voies obscures du Sonderweg ? Certains n’hésitent pas à le murmurer, soit dans l’amitié (2), soit dans l’outrance (3). A la vérité, il faut admettre que l’Allemagne d’après 1989 est et sera différente de l’Allemagne de Bonn, il s’agit de le comprendre et de s’organiser en fonction de cette réalité.
Or Berlin est encouragé dans l’égoïsme national par deux facteurs préoccupants :
- La faiblesse française, qui en acceptant le Pacte de compétitivité a assumé les contraintes allemandes (endettement, déficit…) alors que nos exigences, ne serait-ce qu’en raison de notre démographie, sont différentes et que notre besoin de croissance ne doit pas être entravé par une cure d’austérité inadaptée. L’amitié franco-allemande ne peut se fonder ni sur l’alignement, ni sur l’incompréhension des réalités allemandes.
- L’erreur d’architecture dans la construction de la zone euro, qui pousse nos deux pays l’un contre l’autre, en transformant nos besoins contraires en rivalités. Ce qu’une monnaie commune aurait encouragé, une monnaie unique le dissout. L’Europe de Maastricht et Lisbonne nous pousse exactement là où nous ne voulions pas aller : la confrontation des nations.
C’est en refondant l’Europe qu’on pourrait concilier les intérêts d’une Allemagne redevenue puissance « normale » et par ailleurs exemplaire sur le plan démocratique, et les intérêts de la France – plus généralement ceux des autres Etats européens (voir sur ces perspectives "La France est-elle finie?", Jean-Pierre Chevènement, Fayard, 2011). Dans l’architecture actuelle de l’Europe, nous sommes voués à nous opposer sans cesse, et l’épreuve de force économique et politique est devant nous. Dans une autre configuration, celle d’une Europe européenne respectueuse des nations qui la composent, nous pourrions réussir à articuler nos intérêts et nos spécificités, les dépasser, éviter la marginalisation de l’Europe dans le monde nouveau qui émerge. Disposer d’un plan B et ne rien tenir pour indépassable – que ce soit pour l’euro ou pour les institutions –, telles sont comme toujours les clés d’un bon rapport politique. La relation franco-allemande étouffe : il est urgent de la refonder sur des bases saines.
Par Jean-Yves Autexier, membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica.
------- 1) On ne vise pas ici sa décision concernant la Lybie, où l’Allemagne se trouve aux côtés de la Russie, du Brésil, de l’Inde, de la Chine, notamment, et où « l’isolement » parait occidentalo-centré. 2) Christine Lagarde : « L'Allemagne a effectué un travail énorme au cours de ces dix dernières années pour mettre la pression sur les coûts du travail (...) mais je ne crois pas que ce soit un modèle viable sur le long terme » 3) Bernard-Henri Lévy à propos du vote au Conseil de sécurité sur la résolution 1973 : « Il y avait le principe que quelque chose comme le national-socialisme ne devait plus jamais se produire. Plus jamais de crimes contre l’humanité. Merkel et Westerwelle ont rompu ce pacte. »
| |
|
|
|
|
|
|
|
Emploi et prime aux salariés : Autant en emporte le vent ?
19/04/2011 08:10
La prime aux salariés lancée par le gouvernement ressemble à s'y méprendre à la « prime Villepin » de 2005 qui n'avait concerné que très peu de salariés. Celle de 2011 en concernera t-elle encore moins ?
Si les français sont hermétiques, sur le rôle de l'immigration, dans l'ensemble des maux de la France, au point que, dans la dernière étude IFOP/JDD, on apprend, qu'en termes de satisfaction, Nicolas Sarkozy recueille : « 28% de satisfaits contre 72% de mécontents » Ils n'ont pas oublié que, celui-ci avait beaucoup promis ... à tous les salariés !
Témoin cette déclaration, qu'il doit probablement regretter, mais qu'il se doit aujourd'hui d'assumer : « (...) Quand on est hanté par les fins de mois difficiles, on n'est pas entreprenant, on est pas dynamique, on n'est pas productif. Je vois avec plaisir tous ces théoriciens de l'économie qui m'expliquent que le problème du pouvoir d'achat cela n'existe pas, c'est la compétitivité des entreprises. Parfait. Mais comment peuvent elles être compétitives, les entreprises, avec des salariés qui sont eux-mêmes démoralisés et qui ont le sentiment qu'ils ne sont pas payés au juste prix de leur investissement personnel ? (...) »
D'ailleurs, c'est à se demander pourquoi, en 2007, alors que la crise financière n'avait pas pointé le bout de son nez, il n'avait pas obligé les entreprises à augmenter les salaires ? Mais, crise et laisser faire économiques aidant, force est de constater que le politique ne peut plus aujourd'hui influer sur les prix, l'emploi et surtout ... les salaires !
Conclusion : Pour éviter une débacle en 2012, il faut faire du « social » et s'occuper dare dare de l'emploi et de l'augmentation des salariés ! Mais, que faire lorsqu'on a plus de 4 millions de personnes concernées par le chômage partiel ou à temps complet ?
Il suffit, pour Xavier Bertrand, de dégainer une mesure phare : La préférence nationale à l'emploi !
S'appuyant sur 2,7 millions de demandeurs d’emploi en France, il a proposé de : « (...) réduire l'immigration légale, notamment liée au travail dont il a estimé qu’elle représentait à peu près 20.000 personnes (...) » Mais comme le fait remarquer Patrick Lozes, sur le Nouvel Obs : « (...) En supposant que la baisse soit effectivement de 20 000 personnes, cela ne ferait que…0,7% des 2.7 millions de chômeurs (...) bien utile pour envoyer des messages vers la frange la plus sensible aux thèses de l’extrême droite (...) » Chassez le naturel ...
En ce qui concerne la fameuse prime aux salariés, bien peu de français se souviennent de la « prime Villepin » de 2005
Le site Web de l'Entreprise la présentait en 2005 : « (...) le Premier ministre a annoncé un programme de mesures destinées à relancer, d'ici à 2007, la croissance, l'emploi et le pouvoir d'achat (...) La possibilité donnée aux entreprises de distribuer à leurs salariés un bonus de 1 000 euros au maximum, entièrement exonéré d'impôt et de charges patronales fiscales et sociales (...) »
Résultat ? : Au final, comme le rappelle Laurence Laigo de la CFDT « (...) la prime Villepin (pas obligatoire, plafonnée à 1.000 euros), tout le monde l'a attendue et ça a dû toucher quelque 330.000 personnes »
Alors, quelles en seraient les modalités et combien de salariés seraient concernés cette fois- ci ?
Un chiffre tout d'abord : Il faut savoir que, dans le domaine de la participation : « 92% des salariés des entreprises de plus de 500 salariés ont accès à au moins un dispositif, contre 11,6% des salariés des très petites entreprises (...) » Nous dit 20Minutes.
Et dans la mesure où, plus de 90% des salariés français, travaillent dans des entreprises de moins de 20 personnes, le projet de prime prend toute son ampleur !
Néanmoins, selon Christine Lagarde, on s'éloigne de plus en plus de la première annonce de François Baroin, puisqu'elle déclare : « (...) Je ne pense pas qu'on puisse lui donner un caractère obligatoire dans son montant. Ce à quoi nous réfléchissons actuellement, c'est la chose suivante : un mécanisme d'exonération de charges sociales pour que les entreprises puissent payer des primes exceptionnelles à leurs salariés, à titre négocié (...) »
En gros : Faire financer une prime au montant aléatoire par une augmentation du déficit des régimes sociaux ! Ce qui ne gêne pas, outre mesure, Laurence Parisot, pourtant si pointilleuse sur leur gestion. En effet, devant si peu d'obligations, celle-ci a affirmée être « rassurée » par les propos de la ministre. Quant à la CGPME, elle est carrément aux anges puisqu'elle se réjouit de savoir : « que cette prime serait à négocier entre les patrons et les représentants des salariés » - TF1/LCIAlors, en fin de compte, qui serait réellement concerné ?
Selon François Chérèque qui connaît bien le dossier : « Cela concernera très peu d’entreprises : les entreprises du CAC 40 (...) cela écarte donc les entreprises qui ne font pas de bénéfices ou dont les bénéfices sont en baisse, toutes les entreprises qui ne sont pas cotées en bourse, toutes les petites entreprises (...) »
Que peuvent attendre ces exclus du dispositif ?
Xavier Bertrand indique : « (...) Pour les entreprises qui ne seraient pas concernées par ce dispositif, il faut que ce soit les salaires qui bougent, a insisté le ministre. Il faut que les branches professionnelles se mettent autour de la table pour en parler (...) »
YAPLUKA ... Attendre !
SLOVAR
Crédit photo : L'Express http://slovar.blogspot.com/
| |
|
|
|
|