Rassemblement des Gaullistes Républicains et Sociaux

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Créé le : 10/01/2011 15:32
Modifié : 09/08/2011 09:50

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Pour qui brûle le Coran ?

05/04/2011 07:48

Pour qui brûle le Coran ?


Fou intégral, fourreur intégriste

Terry Jones est un insignifiant pasteur américain à la tête d’une congrégation dérisoire de quelques dizaines de croyants en Floride. Si ce nom vous dit quelque chose, c’est parce que pour devenir signifiant, il a déclaré à la rentrée dernière son intention de brûler un exemplaire du Coran devant son église pour marquer le neuvième anniversaire du 11-Septembre. Suite à une vague d’indignation et des pressions de personnalités religieuses, il n’est finalement pas passé à l’acte et a même donné sa parole de ne pas recommencer. Mais le problème est que sa provocation a tellement bien marché – pendant quelques jours, cette histoire a retenu l’attention de tous les médias de la planète – que le retour à l’insignifiance lui était insupportable.

Ainsi, six mois plus tard, malgré ses promesses, Terry Jones décide de récidiver. Fou mais pas idiot, il sait qu’il faut augmenter la dose. Non seulement on ne peut pas servir un plat réchauffé, mais avec des révolutions en série dans le monde arabe, une guerre en Libye et un grave accident nucléaire au Japon, la planète journalistique est très sollicitée et il faut taper fort pour attirer l’attention. Au mois de janvier, il entame donc le procès public du Coran et le 20 mars, le décrétant coupable d’incitation à la haine, Terry Jones met le feu au livre sacré des musulmans, autodafé diffusé par Internet avec sous-titres en arabe.
Pendant une grosse semaine, l’acte bizarre de ce pasteur a eu le succès qu’il méritait : les médias l’ont plus ou moins ignoré. Malheureusement, une dizaine de jours plus tard, la mayonnaise finit par prendre en Afghanistan et au Pakistan. Manifestations violentes, lynchages, émeutes… Le bilan provisoire s’élève aujourd’hui à 19 morts.

Aux Etats-Unis, comme au mois de septembre dernier, le débat tourne autour de la question de la liberté d’expression et de ses limites tandis que certains – notamment le sénateur Lindsey Graham – pensent que le simple fait que le pays soit en guerre justifie, comme pendant la Deuxième guerre mondiale, la restriction de ce droit constitutionnel fondamental. Dans ce débat – légitime au demeurant –, on oublie un fait majeur : pour créer le scandale, il faut être au moins deux, celui qui provoque et celui qui est provoqué. Or, dans ce cas comme dans le cas des violences qui ont suivi la publication des caricatures du prophète Mahomet en 2005, la réaction pavlovienne de certains musulmans était largement prévisible.

Pour dire les choses clairement, le seuil de tolérance à la provocation de certains musulmans est tout simplement trop bas. Qu’un geste d’un homme de si peu d’importance puisse avoir de telles conséquences en dit plus long sur eux que sur le pasteur provocateur. Après tout, même si c’est son effigie qu’on brûle aujourd’hui à Jalalabad, ce n’est pas Barack Obama qui a mis le feu au Coran. Ce n’est pas non plus le général Petraeus, le très embarrassé chef des forces coalisées en Afghanistan, qui a applaudi cette connerie monumentale de Terry le taré.

Est-ce si difficile à comprendre qu’il s’agit d’une vulgaire et grossière opération de com’ ? Et même si, comme on le prétend, des agents provocateurs taliban infiltrés dans la foule sont derrière les dérapages sanglants des manifestations, la question reste la même : pourquoi donner une telle importance à une provocation si dérisoire ? L’une des valeurs de l’Occident – et pas la moindre – est justement d’accepter la folie des autres.
Terry Jones est un agité du bocal qui ne représente personne. Si des millions de musulmans se sentent concernés par ses agissements insensés, c’est leur problème et surtout leur responsabilité. Le sang de 19 personnes a été versé par des musulmans, voilà le seul fait important à retenir.

Gil Mihaely

 

photo : John Raoux AP





La laïcité mérite-t-elle un débat?

04/04/2011 16:59

La laïcité mérite-t-elle un débat?


En décembre 2005, on pouvait compter sur les doigts de la main les colloques et conférences organisés autour du centenaire de la loi de 1905, de séparation des Eglises et de l’Etat. Tout cela semblait tellement ringard. Tellement loin des préoccupations médiatiques du moment. Dans ces colloques, pourtant, quelques uns évoquaient le fait que la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école ne réglait qu’une partie du problème. Encore cette loi avait-elle été votée après d’interminables palabres, et les protestations des tenants d’une « laïcité ouverte », c’est-à-dire ouverte à tout ce qui n’est pas la laïcité. Parmi ceux-là, les représentants des différentes religions, certains intellectuels ou journalistes ravis de dénoncer une fois de plus une détestable « exception française », ou certains hommes politiques, comme le ministre de l’intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy.
On inventa même pour l’occasion des qualificatifs peu amènes pour les quelques irréductibles anti-modernes qui s’obstinaient à croire que la laïcité est une chance pour la France et pour tous les Français. « Laïcards », « laïcistes » (dont le suffixe suggère subtilement qu’il ne s’agirait que d’une idéologie, quand les contempteurs de la laïcité ne seraient que de sympathiques pragmatiques philanthropes) et même, le mieux de tous, « intégristes républicains », puisqu’il est bien connu que ces gens-là font autant de mal que les autres intégristes, ceux qui veulent imposer la loi de Dieu, soumettre les femmes et massacrer les infidèles.
Il fallut donc attendre que Marine Le Pen évoque les prières de rue pour que la France médiatique et politique se souvienne que la laïcité n’est pas une idéologie mais un principe inscrit dans la loi, une loi qui a permis un siècle de vie en commun dans un pays où chacun trouvait à peu près sa place. Au point de voir l’UMP lancer un « débat sur l’Islam », rapidement mué en « débat sur la laïcité », pour finir en une convention du parti rassemblant ceux qui n’auront pu s’y soustraire.
On s’abstiendra ici du réflexe qui consiste à penser que tout sujet évoqué par la présidente du Front National est immédiatement invalidé, frappé du sceau de l’infamie, et toute personne prononçant désormais le mot banni, responsable de la « lepénisation des esprits » si chère aux éditorialistes en vue. Nous avons pris la peine de rappeler en préambule que certains s’inquiétaient des atteintes répétées à la laïcité avant que le Front National n’opérât son OPA sur la République, après avoir réussi celle sur la Nation. Mais il valait mieux maintenir dans l’ombre ces mauvais coucheurs qui présentaient l’inconvénient de ne pouvoir être diabolisés et rejetés hors de « l’arc républicain ». Après avoir été réduits au silence, ils sont maintenant accusés d’avoir « préparé le terrain » ou « fait sauter les digues », nouvelle expression à la mode chez les analystes politiques. Il n’y a pas que les religieux qui ont besoin de croire au diable. Et l'on s'amuse en ce moment de la crainte de certains de perdre leur Enfer...
Peu importe, donc, qui pose la question, si elle vaut la peine d’être posée. Mais vaut-elle la peine de l’être ? Ou plutôt, quelle question est réellement posée ? Autant le dire d’emblée, s’il s’agit de savoir comment adapter la laïcité à l’arrivée en France d’une religion qui n’était présente pas en 1905, cela revient purement et simplement à remettre en cause la laïcité telle que l’a pensée la France. Et c’est ce que nous proposent depuis des années déjà ceux qui entendent faire plier la République devant des demandes particulières, au nom d’un « multiculturalisme » fondé sur une remise en cause des valeurs républicaines héritées des Lumières.
Qu’on se souvienne simplement qu’en 1989, lors de la première affaire de voile qui éclata en France, il aurait suffit au ministre de l’Education Nationale de l’époque, en l’occurrence Lionel Jospin, de rappeler que la circulaire Jean Zay de 1936 interdisait les signes religieux et politiques dans les écoles. Avoir demandé l’avis d’un Conseil d’Etat gagné par la mode du « droit à la différence » est une responsabilité dont nous commençons seulement à mesurer l’ampleur. Mais de la part d’un ministre qui, dans l’article 10 de sa loi d’orientation sur l’école, avait consacré la « liberté d’expression » des élèves, il n’y avait là rien de fortuit.
La laïcité n’est pas une simple règle de neutralité qui s’imposerait aux agents de l’Etat, comme tentent de le faire croire certains commentateurs. C’est le cadre dans lequel peut s’épanouir sereinement une société. Le constat d’échec du multiculturalisme dressé par James Cameron et Angela Merkel nous le prouve encore, il ne suffit pas de faire vivre des communautés côte à côte, dans une tolérance proclamée, pour fonder une société. Il ne s’agit pas seulement d’organiser la bonne cohabitation des croyances. La laïcité est un principe qui postule un espace public neutre, où ne sont reconnus que des individus égaux (ce qui ne signifie pas semblables, mais ne pouvant revendiquer de droits spécifiques en fonction de leurs différences). Les croyances, l’histoire et les origines personnelles, tout ce qui fait que tel ou tel sort de la moyenne, de la norme, sont des richesses, mais qui n’ont pas à être prises en compte par la puissance publique. En revanche, celle-ci organise l’égalité de droits en corrigeant au besoin les injustices naturelles par la solidarité nationale. Un système équilibré, qui satisfaisait jusqu’à présent la majorité des Français.
Il n’y a donc pas à débattre de la laïcité, parce qu’on ne débat pas d’un principe fondateur, à moins de choisir de vivre dans une tout autre société ; mais cela nécessiterait plus qu’un débat, une constituante… La laïcité ne se débat pas, elle s’applique. Ou devrait s’appliquer, dans tous les endroits où des individus ou des communautés réclament des aménagements en fonction de leurs spécificités. Car on peut craindre que les atermoiements de la puissance publique depuis vingt ans n’aient fait qu’amplifier une tendance ritualiste de certaines religions, que ce soient les interdits alimentaires, les pratiques de jeûne, ou toute autre manifestation visible dont le seul but est d’afficher une identité et non de se rapprocher réellement de Dieu. Il fut un temps où l’on pouvait se sentir juif ou musulman, en France, sans pour autant manger casher ou hallal, et exiger des cantines scolaires des menus spécifiques. Il fut un temps où les religions ne revendiquaient pas (ne revendiquaient plus), car la spiritualité se vivait de l’intérieur, et au sein de la communauté des croyants, mais ne constituait pas un enjeu politique d’occupation de l’espace public et d’affichage de nombre. Ce sont les reculs et les contritions de la puissance publique qui ont rompu cet équilibre.
Mais le drame, pour la société française, est dans l’hypocrisie que génère cette polémique. Les représentants des « six grandes religions » qui se sont exprimés dans la Croix ont parfaitement le droit de refuser le débat proposé par l’UMP. Et l’on peut se réjouir de les voir défendre la laïcité. Ou du moins on s’en réjouirait si les mêmes ne s’étaient pas farouchement opposés à la loi de 2004 sur les signes religieux, prouvant que leur adhésion à la loi de 1905, et surtout à son esprit, est plus qu’aléatoire.
De même, ceux qui hurlent à la « stigmatisation » d’une communauté devraient se souvenir qu’ils sont les premiers à renvoyer les musulmans à leur identité supposée en ne voulant pas leur appliquer la loi commune. La plus grande marque de respect dont on puisse faire preuve à l’égard des citoyens français de confession musulmane est de les traiter rigoureusement comme n’importe quel citoyen français, en tant qu’individu et non en tant que membre à vie d’une communauté. S’ils ne méritent pas un débat, ce n’est pas par peur d’une « stigmatisation », c’est parce qu’en tant que Français, ils vivent dans ce cadre commun qu’est la laïcité, et qu’il suffit d’appliquer la loi, partout, et dans sa totalité, pour faire respecter leurs droits et ceux des autres.

Post scriptum: Amis internautes, vous voudrez bien excuser les quelques silences de votre hôtesse. Durant quelques semaines, l'activité de ce blog s'est un peu ralentie, car j'étais appelée à d'autres tâches. Vous devriez en voir le résultat dans un petit livre qui paraîtra en septembre. D'ici là, je nourrirai davantage vos réflexions. Il y a tant à dire sur l'état de la France...

Natacha Polony

http://blog.lefigaro.fr/education/






Zadig et Voltaire plombent Frédéric et Lefebvre

04/04/2011 16:54

Zadig et Voltaire plombent Frédéric et Lefebvre


Pauvre Frédo (Lefebvre). Le secrétaire d’Etat aux PME est, une nouvelle fois, la risée du web. Depuis samedi, une vidéo réalisée par le Figaro.fr tourne partout, dans laquelle Frédéric Lefebvre explique que son livre de chevet est « Zadig et Voltaire », du nom de la célèbre marque de T-shirt troués et chers.
Pauvre Frédo, parce que sa bourde a permis de faire oublier les pitoyables prestations des autres personnalités politiques interrogées en marge de la journée du livre politique de l’Assemblée. Mis à part Chevènement qui parle avec conviction de Stendhal et Jacques Myard qui cite Yourcenar et Céline, il faut voir Hervé Mariton (député de la Drôme) sécher quand on lui demande quel est son livre favori. Il bafouille un truc sur Un cœur simple, de Flaubert « court mais dense » et Belle du Seigneur, « un livre épais .» Quant à savoir ce qu’il lit aujourd’hui…
Plus fort encore Jean-Pierre Soisson, député de l’Yonne : « vous voulez dire un livre qui ne soit pas le mien ? » Avant de reprendre la vieille technique politique : quand on ne sait pas comment répondre à une question, il convient d’abord de la répéter pour gagner du temps. Espérant qu’une réponse émerge par miracle du fin fond du cerveau reptilien. Soisson lit donc les classiques, sans arrêt, « Stendhal, les classiques tout ça. »
Je crois surtout que tous ces députés interrogés devraient acheter le dernier livre de Frédéric Lefebvre, en remerciement de leur avoir permis d’échapper au ridicule littéraire grâce à sa bourde plus grosse que leur propre inculture crasse.
Muriel Gremillet





Comment on bidonne les déficits publics

04/04/2011 16:47

Comment on bidonne les déficits publics


Nicolas Sarkozy, François Baroin, Christine Lagarde se sont réjouis des « bons chiffres » du déficit public 2010, qui est officiellement de 7%, en baisse de 0,7 point par rapport à la prévision. Hélas, ce déficit a une forte odeur de manipulation.  

Quand on aime, on ne conte pas. Ou plutôt on ne compte pas… bien. C’est certainement par amour de la France que l’Insee, le gouvernement et l’Elysée ont affiché un « bon » chiffre » du déficit public en 2010. Officiellement, il ne s’élève « qu’à » 7% du PIB. C’est quand même une sorte de record, juste après l’année 2009 , avec -7,5%. Mais, comme disent les enfants, c’est « moins pire » que la prévision initiale, qui était de 7,7% du produit intérieur brut. Evidemment, les communiqués divers (de Bercy, de l’Elysée) ont voulu y voir la preuve de l’efficacité de la politique économique actuelle.

« Ces résultats de finances publiques confortent la stratégie d’assainissement de nos comptes publics engagée par le Gouvernement après la crise de 2008-2009, fondée sur la combinaison de réformes porteuses de croissance et d’une maîtrise stricte et durable des dépenses publiques. La poursuite de cette stratégie sera naturellement au cœur du prochain programme de stabilité, qui sera présenté au Parlement à la mi-avril 2011 avant sa transmission officielle aux institutions européennes », analysent ainsi Christine Lagarde et François Baroin dans un communiqué commun.

Félicitons nous donc, de la bonne mauvaise nouvelle. Sauf qu’à regarder de près le communiqué de l’Insee, intitulé « Informations rapides numéro 81, comptes nationaux des administrations publiques année 2010, premiers résultats », qu’on trouve sur le site Insee.fr, quelques doutes nous gagnent. Notamment à la lecture de la page 2, deuxième colonne, lorsque l’Insee nous révèle un « détail » : « Fin 2010, la dette nette des administrations publiques s’élève à 1478,6 milliards d’euros (…) Cette plus forte hausse s’explique par une diminution de la trésorerie de l’Etat » de 22,5 milliards d’euros, soit 1,1% du PIB. Selon un très bon connaisseur des finances publiques, cela signifierait que l’Etat a pompé sa trésorerie jusqu’au dernier centime pour réduire le déficit de l’année 2010. Mais il a dû emprunter, pour compenser son manque de cash, et donc le joli gain sur l’affichage du déficit se retrouve en augmentation de la dette publique. Un calcul à courte vue car le coût de la dette augmente, comme le reconnaît l’Insee. Après avoir baissé de 14,5% en 2009, à cause de la baisse généralisée des taux d’intérêts pendant la crise, il progresse de 5,2%. La rétribution des créanciers de la France coûte 50 milliards d’euros chaque année, et bien davantage dans le futur.

Au fait pourquoi une telle manip’ ? Sans doute parce que Bercy est obsédé par l’affichage du différentiel franco-allemand. Berlin a annoncé un déficit de 3,3% du PIB, lui aussi en amélioration par rapport à la prévision initiale (-3,5%). Or beaucoup de responsables français considèrent que les marchés ont jusqu’ici toujours considéré la « qualité » de la dette française comme équivalente à celle de l’Allemagne, et redoutent que l’affichage d’un différentiel considérable (du simple au double) ne conduisent vers la rupture de ce consensus qui permet à la France d’emprunter au même prix ou presque que l’Allemagne. Conclusion : il arrive qu’on mente pour la bonne cause. Mais faut-il pour autant se payer de mots ?






Le parti socialiste : une fausse alternative

04/04/2011 16:43

Le parti socialiste : une fausse alternative


On nous explique que l’alternance, c’est la démocratie ; que voter socialiste, c’est s’opposer à la politique de Sarkozy. Faut-il en rire ou en pleurer ?

En rire : lorsque DSK est présenté comme une véritable alternative à Sarkozy, on peut légitimement s’esclaffer d’une telle bouffonnerie. Au moins autant mondialiste, atlantiste et libéral que notre actuel président, DSK est l’archétype même de ces « élites mondialisées » (Chevènement) tant éloignées des préoccupations populaires.

En pleurer : les cabris détricotent notre souveraineté, pourtant bâtie avec tant de patience contre vents et marées par nos rois, nos grands chefs d’État et nos grands hommes. Les funestes assauts des cabris attentent à notre État, notre démocratie, et notre patrie. Cela n’a rien de réjouissant.

Le PS a beau se parer de ses plus beaux atours (droits de l’Homme, fraternité ségolénisante et autres tartufferies), il n’en est rien : ce n’est que de la « boue dans un bas de soie ». Car en effet, c’est ce même parti qui a voté le Traité de Maastricht et qui dénonce les effets de l’ultra-libéralisme ; ce même parti qui s’attriste du sort des ouvriers français et qui stimule la concurrence mondiale entre les travailleurs par le biais de l’immigration, toujours justifiée par les droits de l’Homme ; ce même parti qui prétend défendre le peuple et qui voit du fascisme là où il y a un appel à la protection des démunis face à la mondialisation dévastatrice. « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » disait Bossuet.

A ce titre, la question européenne est particulièrement éloquente, car le Parti socialiste et l’UMP, sans compter le Modem, les Verts et consorts, appartiennent sans exceptions à la même espèce animale : celle des cabris. Comme le Général de Gaulle disait, ils n’ont qu’un seul mot à la bouche : « L’Europe, l’Europe, l’Europe ! ».

En outre, au-delà de la connivence politique sur la question européenne qui est déjà fortement déterminante, le parti d’Aubry a d’autres inepties à son arc. Alors qu’il dénonce la prétendue « politique sécuritaire » de Sarkozy, il feint d’ignorer que c’est sous la présidence du même Sarkozy que fut votée la fin de la double peine, que des réductions drastiques des effectifs de police furent décidées, que la loi pénitentiaire fut modifiée afin de dispenser d’incarcération la petite criminalité.

La liste pourrait ainsi s’éterniser. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’entre collusions idéologiques déterminantes (Union Européenne), contradictions (acceptation des causes tout en rejetant les effets) et stupidités (dénonciation de la politique sécuritaire), le PS n’a aucune crédibilité, aucune identité. Fervent critique de la politique de Sarkozy, il en accepte pourtant les fondements. Il n’y a là aucune véritable alternance. Ce n’est que théâtre, communication et tartufferies.

Sylvain Granados.

DLJ 92.

http://debout-les-jeunes.fr/blog/04/2011/2076/le-parti-socialiste-une-fausse-alternative/






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